Charles Bösersach

2007.08






Mouroir : miroir mou.

Le gros roumain qui essaie de jouer de l'accordéon avec ses moignons gangrenés (1).

Des coussins bleus et le corps mou, et ce sourire plus veule encore…

Elle veut tromper son mari (ou a envie de moi ?). Une fois chez elle, elle a tellement peur de laisser un indice que tout devient vite ridicule. On finit sous la douche. L'anxiété l'obnubile, la rend parfaitement soumise.

Internet, c'est très surfé.

Ce qui m'excitait, ce n'était pas tant de lui fourrer les doigts, c'était regarder ma main bouger dans sa culotte.

Combien vaut ce cheval ? Combien valent ces chevaux ?

Tu ne veux pas qu'il tombe ? pose-le par terre. Tu ne veux pas qu'il meure ? Tue-le.

L'immense plaisir de relire L'île au trésor.

Aux lisses bosses ego de miche est.

J'étais jeune. Annie Cordy me tripotait la bite (nous étions vautrés sur un grand canapé). Elle semblait ravie de mon début d'érection. Je me disais que j'aurai quelque chose de peu ordinaire à raconter…

L'ankou.

Le poisson frais doit avoir l'œil globuleux et l'anus bien serré.

Une mouche énorme, que je ne peux me résoudre à écraser contre le mur blanc.

J'ai noté ceci sur mon carnet : « John Dow ? ». Aucune idée de ce que cela peut vouloir dire…

Jeanne, dans le bureau du directeur !

— Ah : inutile de mettre une culotte…
— (Sourire radieux de l'adolescente.)

La jeune femme qui se prostitue par vice (cliché) dans des motels (elle est payée par la pègre pour ce qu'ils appellent des « blind contacts »).
Elle les aime vieux, gras, vicieux, violents…

Ce magasin ne vend que des cymbales, de toutes les tailles, rangées dans de beaux vieux meubles en bois… les plus petites font quelques centimètres de diamètre. Toutes sonnent merveilleusement.

Ce gros homme enthousiaste nous détaille ses projets, nous expose ses idées ; ses valeurs. Nous avons sous les yeux un bulletin de santé indiquant qu'il peut mourir d'un moment à l'autre.

Ces trois adolescentes rencontrées dans une rue du quartier en ruines, écrasé de soleil. Curieusement, elles savent qui je suis, et veulent absolument coucher avec moi. Une seule, une brune aux longs cheveux frisés, me plait. Les autres sont fades, et ont l'air idiotes.
 Tous ensemble ou une par une ?
Elles se regardent, interrogatives ; elles n'avaient pas pensé à ça.
Si on le fait ensemble, vous serez obligées de faire des trucs entre filles…
Ça non plus elles ne l'avaient pas envisagé. Quelques échanges de regards avec la petite brune me laissent penser qu'elle a compris ma manoeuvre et qu'elle l'approuve.
Elles vont se concerter plus loin. Je pense à son ventre plat, à ses tout petits seins, à son sexe bombé (et, par une curieuse association d'idée : bombyx).

Relire Big Sur de Henri Miller…

Un grand convoi de bus peints à la main défile à travers la ville. Il s'agit de dénoncer le déterminisme social. Mais les images illustrant le propos (mi-fresque, mi-bande dessinée), violentes, sont parfois crues, pornographiques. Je me dis que mes organisateurs de cette manifestation vont au-devant de sérieux ennuis.

Elle est appliquée, hypnotique. Sa tête remue d'avant en arrière. Lui, il reste debout, un peu emprunté. Il porte un jean et une vilaine ceinture cloutée.

Je rentre chez moi (l'escalier est détruit depuis longtemps et les paliers). Pour rentrer chez soi il faut grimper sur une sorte d'échelle métallique bleue en forme de S solidement fixée aux murs, aux poutres, mais de telle manière que l'on se retrouve parfois la tête en bas. Curieusement, alors que j'emprunte  ce trajet depuis des semaines pour rejoindre mon quatrième étage, je me rends compte du danger que cela représente. Le vertige me saisit, je ne peux plus bouger (et la conscience de l'absurdité de la situation m'apparaît brusquement).

Sa vie sentimentale s'était tellement réduite que c'était grande liesse quand il rêvait qu'il se masturbait.

Elle avait un beau cul serré dans un pantalon blanc transparent. On voyait nettement sa culotte qui, toute tordue, lui rentrait dans les fesses  c'était charmant.

I. savait plaire. Toujours négligemment débraillée, très complaisante, on la tripotait à l'envi et il n'était pas nécessaire d'insister pour qu'elle s'agenouille et nous prodigue un de ces petits soulagements dont elle avait le secret.

Petite culotte en satin rose pâle.

Elle nous mena voir sa fille qui était couchée, la caressa, l'embrassa comme elle aurait fait d'un homme. Nous regardions en nous branlant, nous éjaculions sur le ventre de l'enfant, que sa mère léchait ensuite tendrement.

De certaines circonstances l'érotisme est absent  croit-on ??? J'ai bandé toute la nuit, la queue serrée entre les fesses de la fille. Dans un coin de la pièce, un dalmatien ronflait abominablement ? Ces animaux sont fort courtois avec les dames (mais I. n'aime pas tellement le goût).

De petits objets magiques en laine, des petits trucs qui ne ressemblent à rien, qu'on ne ramasserait pas dans une poubelle, et qui inspirent une crainte respectueuse…

Vulgaire et lasse. Et sale caractère avec ça. Mais elle se déshabille (en râlant). Pas très jolie mais une chevelure extraordinaire. La poitrine un peu lasse, très légèrement prognathe, j'en ferai mon affaire et puis j'irai dormir, chez moi.

La jeune femme se tord de douleur (elle en fait un peu trop) sur les genoux de l'autre, impassible, qui la bat mais admirable le dessin très marqué de ses côtes et de ses omoplates.



1. La gangrène sèche survient à la suite de l'obstruction ou de la sclérose d'un ou plusieurs vaisseaux sanguins, généralement une artérite, une embolie ou une thrombose. Elle se caractérise par l'apparition de tissus de couleur sombre, généralement noirs et desséchés.
La gangrène blanche ou laiteuse survient à la suite d'un arrêt momentané ou durable de la circulation sanguine. Elle se caractérise par l'apparition de tissus de couleur blanche, proche de la couleur du lait.
La gangrène humide survient généralement sur une gangrène sèche ou après une infection bactérienne. Elle se caractérise par un gonflement et une décomposition des tissus accompagnés d'un suintement et d'une putréfaction de plus en plus abondante.
La gangrène gazeuse se caractérise par une infection microbienne à germes anaérobies (comme Clostridium perfringens de type A), et une production de gaz au sein du tissu infecté. Celle-ci se déclare après souillure des plaies par de la terre, des instruments ou des mains sales. Il en résulte une sensation de crépitement, parfois perceptible lorsqu'on palpe les zones concernées. Ces infections sont fréquentes sur des plaies de guerre ; chez nous, elles se contractent, aussi, après contamination lors d'une intervention chirurgicale. Elles restent graves malgré les antibiotiques et l'utilisation de l'oxygénothérapie hyperbare.