Charles Bösersach

2007.10






Aux chiottes, l'amère diva...

Dans l'eau, la fille superbe et son athlète. Dessous : oursins, murènes, méduses mortes, détritus. Mais : quelle belle image !

Backstage. Elle est assise par terre, élégamment négligée, ou négligemment élégante. Je n'arrive pas à la regarder, à la voir vraiment : son sourire emplit tout.

J'aime les mots ; certains mots. Le mot "Ribbon" par exemple.

Éviter de chier en serrant les fesses.

La mort dans l'âne.

La fée propose 3 voeux... Ça tombe bien on est trois...

Elle est assise sur lui, sérieuse, concentrée. Lui : mort ; décapité.

Il a tout pour déplaire : il manipule longuement un sac en plastique fort bruyant, s'offre (cher) un café qu'il sirote en émettant des bruits répugnants, s'essuie le visage et le cou avec un grand mouchoir crasseux. Il s'est également égaré en voulant se rendre aux toilettes, a dérangé tout le monde. Plus tard, il se rafraîchit à l'eau de Cologne avant de manipuler et recompter sans fin quelques pièces de monnaie. Puis il soupire (il y a de quoi !), marmonne, l'air contrarié. Peut-être qu'il prie... Je pourrais le tuer.

Mètre, cor
Beau surin...

Elle a tiré un drap sur elle, pour cacher ses fesses (ou ses plaies).

L'âne damné.

Le lit est vide. C'est très esthétique.

Crâne : sous tifs.

Le chien, la marâtre, tout sourire.
Et chacun est rayonnant : le chien, les maisons, le type qui harangue la foule, les fanions, les voitures dans le parking... ils ont tous le même rictus.

Les champs sont gelés. Je rote. Il y a de jolis camions blancs et rouges. Des perspectives inattendues, pentues. De grands oiseaux mous qui survolent les prés. J'adore la campagne, et tout ce qui s'y trame (saloperies, veuleries, mensonges, mesquinerie, âpreté).

Polet : ivrogne (il est soûl, Polet).

La bouche ouverte, les dents trop grosses, et les paupières aussi. L'âge (la peau).

Quatre brunes, cinq blondes, la fine équipe. Avec les tee-shirts* fort seyants, les petits shorts aussi, et des talons aiguilles. Elles jouent à quoi ?
Ou bien : deux mouches sur le couvre-lit.

Tolstoï était maigre (guère épais).

Dans un sous-sol, une salle des fêtes... ce petit chien qui nous importune, nous agace... je le chasse... il s'immobilise, change d'aspect, pourrit sur place... chercher une pelle et un balai...

« Un robinet, un lapin ; pour moi c'est bien pareil », dit-elle...

Tout : les chandeliers dorés, la table basse (laquée), le canapé en velours, les plantes, partout, les rideauxet son corps de baudruche un peu molle.

J'ai rêvé d'une girafe ; une girafe naine, qui parlait. Elle faisait drôlement son intéressante... (elle me cassait les pieds).

Des potirons ; des potirons sexuels.

Il fait froid, on ouvre le carton en grimaçant. Les gobelets de grands gobelets bleus sont vides.

Son petit air vicieux.

Lui, il est tout seul. Il déchire des petits bouts de papier. La pièce est sombre, la maison. Dehors. Un mince rai de lumière éclaire le dossier d'une chaise pliante en plastique.

Un éléphant avec de grosses lunettes de soleil. Et une minijupe.

Ivre de bière, il renifle son aisselle (la sienne) depuis des heures.

Ouvre la bouche, et mange. Personne ne te regarde. Personne. Tu es loin de chez toi. Alors ?

Offert par EC : « La viet trop courte. »
           
             
               
(*) — Le correcteur propose « ticheurtes ». C'est immonde.