Charles Bösersach

2008.05






70% des français se plaignent (?) d’être fatigués ou de mal dormir.

Très fière elle nous montre son chien. Elle s'est accroupie, le caresse, lui fait donner la patte. Je reste silencieux, abîmé dans la contemplation de son décolleté, de ses seins qui bougent doucement à chacun de ses mouvements. Et le chien bande, et sa bite palpite.
Puis nous prenons congé et je la remercie, avec ce ton particulier, un peu veule, qui signifie « quand tu veux, dans ton lit »... 

Beauté des arbres, derrière les murs des domaines, au sortir de la clinique, vendredi soir.

Un tableau de Monet représentant deux chimpanzés : Monet, deux singes.

Il y a un moucheron dans la chambre !

Elle est tellement maigre qu'elle ne peut porter que des sous-vêtements d'enfant...
 
Un très joli petit pré en pente, bien vert et plein de jolies fleurettes jaunes et bleues. De petits animaux duveteux qui jouent, et font des bonds amusants chaque fois qu’une balle les frappe… 

Le matin, il considérait comme un exploit le fait de n'avoir pas fumé depuis la veille au soir...

Rêvé que j'étais une ampoule de 60 W.

Puis elle s'approche à quatre pattes et vient lécher le sperme dans le nombril de sa soeur. Elle n'a jamais eu autant mal au cul...

Des caméras dans les arbres. 

Quand j’attendais C., jeudi (?), ce type qui nettoyait la fenêtre, juché sur un escabeau au troisième ou quatrième étage ; j’avais peur (?) qu’il tombe. Imaginé qu’il y avait, tout autour de la place, à chaque fenêtre, un homme debout sur un escabeau, en posture dangereuse.

Il y a une fille, une grande brune en robe, qui a attendu une heure qu’un gandin vienne la chercher avec sa 504 break. Une grande fille brune en 504 break! Les jeunes ne respectent rien.

Le clown fait irruption dans la salle de classe et hurlant « Vous êtes tous mes enfants ! ». L’institutrice est interloquée, les enfants rient. Une petite fille répond enfin :
Tu n’es pas mon papa…
 Si ! répond le clown hilare, vos mères je les baise toutes !
Puis sous la menace (un grand couteau très brillant) il force l’institutrice à le sucer puis la prend, sur son bureau, après lui avoir versé le contenu de quelques encriers sur la tête…
La scène est parfaitement grotesque. Certains enfants pleurent ou pleurnichent, d’autres, silencieux, médusés, regardent.

Il a dit « raffinerie » au lieu de « raffinement », c’était pas mal.

J’attends de vieillir encore pour devenir vraiment vicieux.

Je mange  délibérément des yaourts périmés.

Cette fois c’est E. qui ne va pas : il a ouvert le gaz, l’eau, puis est allé se promener, tout nu, autour de son immeuble... Il est à l’hôpital, il réclame du pain d’épice. Il en aura.

On frappe à la porte : ça me surprend et me contrarie : il y a l'interphone, une sonnette... pourquoi frapper? Je demande qui c'est, pas de réponse. Je regarde par l'oeil : des silhouettes à contre-jour obscurcissent, emplissent l'escalier. J'ai les très peur, je me réveille.

Je me suis dit ça aussi : à mon âge, je ne risque plus d’être schizophrène. Mais il y a d’autres maladies.

En larmes, n’acceptant pas, elle répétait, prostrée « c’est pas possible, il peut pas me faire ça ».

Fin de matinée, dentiste : me faire poser une couronne.

Un chinois et une robe de chambre.

On (je) passe beaucoup de temps à s’organiser, mais ça ne marche jamais.

Le coup des cigarettes.

Monsieur J. déclare que « la mairie doit être agrandie par derrière ».

Sale lumière jaune du matin.

Les tomates congelées : comme des boules de billard.

Je vais, après avoir fait les poubelles, je vais acheter des collants. La vendeuse veut voir si le sperme peut tacher le tissu. Elle me masturbe à travers le collant (noir). J'éjacule abondamment. Je suis amoureux d'elle. Je veux coucher avec elle; elle n'est pas contre mais ce qui l'ennuie un peu c'est qu'il y a des clients. Finalement on monte à l'étage. Elle se met, nue, à quatre pattes. Je la sodomise. Ça se passe facilement.
C'est la première fois que tu fais ça? demandé-je.
Elle dit oui. Elle ment.

Visité elle ce soir, elle était tout bien. Ils l’ont sevrée.

L’autre soir j’avais 5 minutes de retard (loupé une correspondance de métro) & elle m’attendait. Elle a mis son parka, elle est sortie dans le noir du parc où hululent les oiseaux de nuit, elle est tombée dans le fossé.

Je lui apporte des vêtements, des pommes, des briquets, du papier, des timbres...

Place St-Paul un homme endormi sur un banc, à l’arrêt du bus. Endormi ou mort.

Passant derrière le (ton) canapé, j’en caresse le dossier comme je caresserais ton épaule…

La fille sexy acoquinée avec un ordinaire un peu chauve et polo antipathique. Elle hurlait : « Si tu crois que ça me fait plaisir d’être enceinte, j’ai trente-deux ans, je suis au chômage et je vis dans un HLM »...

Une bien costaude qui invectivait son frère : « tu crois que tu vas conduire dans cet état-là, t’es dingue, connard, on prend un taxi ». Et les autres temporisaient, ricanaient, négociaient.

Des étudiants ivres dont le plus soûl s’assit enfin par terre contre un mur pour essayer de chanter La Mère Michel (ils avaient vu un chat sur un bord de fenêtre).

Et un type qui hurlait « taisez-vous, connards, enculés » parce qu’il voulait dormir.

Ce matin : chiasse. Ercéfuryl (qui reste collé dans la gorge). Avaler un bout de pain pour faire passer.

Dans le silence.