Charles Bösersach

2008.07-08






Je croyais que quelqu'un jouait du kazoo dans la rue (c’était une mouche coincée dans le rideau).

Bouffe et chie noix.

Escargots en papier, plats, effrayant, qui lacèrent la figure.

Hareng gay (la foule).

Ces longues jambes entre lesquelles il aimerait s’ébattre…

La voiture de mon père, pleine de bouquins pornos.

Avec elle ; un peu plus loin il y avait un (ou deux?) gros ours, de vrais ours, même s'ils ressemblaient à des ours en peluche et marchaient au pas de l'oie de façon cocasse. Ils attrapaient des gens dans leurs grosses pattes griffues et leur dévoraient la tête. Avec elle on se sauve dans un champ de choux géants, pour ne pas voir ça. Il était 8 heures 30.

(Pris des champignons hallucinogènes.)

Rêve en noir et blanc. Je suis dans un bus ; on voit un accident, un homme dont les jambes ont explosé. Il est couché dans la neige sur le bas-côté. Dans le bus il y a un type à casquette qui explique que la guerre d'Annecy (?) et l'Indochine, c'était pareil. En effet (et il le prouve abondamment) : si on prononce d'une certaine manière les noms des villages autour du lac, cela donne le nom de contrées ou de ville d'Indochine. Cependant je reste sceptique : j'ai l'impression qu'il y a une faille, sans arriver à mettre le doigt dessus.

Pop-corn : porn cop.

Trous bleus du sommeil.

D’une enveloppe fripée il sort un vieux papier jauni :  une page de mots croisés, non résolus, qu’il contemple un moment avant de la replier soigneusement, de la glisser dans l’enveloppe qu’il remet dans sa poche.

Bille : petite boule ; fille, petite foule.

Nympho : faux nain.

J’ai les yeux très cernés.

Ce soir je regarde les squelettes qui volent.

Je reste convaincu que le sens de la vie, la clé de l’univers, ce qu’on voudra, réside dans un mauvais jeu de mot, un calembour exécrable…

Dakar 21 M.

Cette femme excédée qui s’approche de moi et m’apostrophe, comme si j’y étais pour quelque chose : « et comment elle s’appelle, cette rue ? ».

Les 13 flagadas.

La fabrique des squelettes.

La petite fille hilare qui court en criant « caca ! caca ! ».

L’autre avec sa barbichette, façon Perec, comme un postiche collé arbitrairement sur le menton (genre : je fais le clown). Mais non.

Elle et moi appartenions à des gens (qui ?) qui, pour nous ôter nos pensées, nous avaient ouvert le crâne, découpant et ôtant le sommet, comme une boîte de conserve, pour y faire tourner en rond un train miniature. C'était précisément cela qui ôtait les pensées. Seulement, le sommet de mon crâne avait été mal remis : je devais le tenir, j'y pensais sans cesse, en me disant que je ferais peut-être bien d'aller à l'hôpital pour me faire arranger ça ; j'avais surtout peur que ça s'ouvre pendant la nuit.

Boire seul : maturité.

Rêvé à ma mère. Rare. Elle vivait avec J.J., l’infâme paltoquet… Pour une raison que j’ignore elle se tient debout sur le bord de la fenêtre. C’est un immeuble d’angle, un étage élevé. Elle tient à la main un gros tube de colle cylindrique ou une pompe fly-tox… Bien sûr elle gesticule, s’énerve, tombe. Je pousse un cri de bête qui continue quand je m’éveille. La fille à côté de moi grogne un peu. « J’ai fait un cauchemar », lui dis-je. Elle ne me demande rien. Le lendemain matin je la congédie.

Idiot = Saint crazy.