Charles Bösersach

échos






des choses à mon sujet...




Ficcion gerundicia a partir de un cuento bien real.

Ayer recibiendo otra vez el llamado de un tal Oso de Peluche. Yo acordando una cita por cansancio con Oso de Peluche, quien dice haber sido MÍ oso de peluche. Yo fumando un shish para hacer hora antes de salir a juntarme con él. Tomando la camara de fotos por si las moscas, para guardar evidencias de esta reunión. Reconociéndome primero, Oso de Peluche se abalanza sobre mí y casi me asfixia. Oso de Peluche tamaño natural dejándome descolocado y solo atino a sacar una primera foto. Entonces recordando que nunca tuve un oso de peluche. Oso insiste que sí, recitándome historias de las que solo él se acuerda : mi primera verguenza, mi primer secreto, mi primer toqueteo a los senos de mamá, mi primer vómito, mis primeros olvidos. Oso ofreciéndose a posar para mis fotos de esa noche. Al final de dos horas de caminatas y de cliks, decidiendo ir a un bar ante la insitencia de Oso. Oso acordándose de que hace un mes que no folla al ver a la barwoman. La barwoman pegando una cachetada a Oso, pues entiende bien el español y no le gustó que Oso la tratara de « perra rica ». Barwoman sirviéndonos dos Black Daniels mientras murmura « pingue Oso ». Yo calculando que aprendió español en México o en Cuba. Al seguir con cervezas por ser más baratas, cambiándonos de la barra a una mesa. Oso casi fracasando la silla con su enorme masa compuesta de, se diría, una serie de prietas. Yo escuchando a Oso una historia de él en África y unos terroristas anti Osidentales. Oso fornicándose a los terroristas y escapando a media noche. Acordándome de una fiesta esa noche. Saliéndo con Oso del barco-bar en el que estábamos y Oso guiándome hasta su auto. Oso manejando como un tarado por las estrechas calles de París. Casi atropellando a una niña con su madre, Oso les grita algo por la ventana y yo congelado ante la visión de un millón de puertas avanzando hacia el parabrisas. Deseando matar a Oso luego que nos detengamos, él me cuenta que recibió por correo la última temporada del Japening con Ja. Yo creyendo que ya es demasiado, Oso intenta convencerme que esa fue la mejor temporada del programa « con todas esas perritas ricas tenía que terminar así », diciéndome. Llegando a la fiesta sanos y yo un poco mareado, entramos. Recibiéndonos el dueño de casa, mi amigo Charles Bösersach, el mejor escritor porno de Francia (lo que ya es mucho), nos recibe con un conejo de peluche bajo su brazo. Oso espantado reprochando el conejo a Charles. Yo tratando de cambiar de tema vuelvo a lo del Japening. Charles, rencoroso, estima que escucharnos hablar del programa es aburrido y que el tema es vulgar. Oso, ofendido, reprochándole otra vez su conejo de peluche y que « qué se puede esperar de alguien que prefiere a los conejos antes que a los osos de peluche ». Oso intentando poner a la mayoría de su lado (o sea yo) me invita a defender « una reliquia sacra de la cultura chilena ». Yo solo acordándome de una entrevista de Philippe Sollers en la que hablaba que nuestra época no es una decadencia, sino el surgimiento de una nueva tiranía. Yo repitiendo esto y Oso observándome desde su gigantismo con cara de oso sin entender nada. Yo sin saber qué más agregar. Charles, ofreciéndonos unos vasos con no sé qué, exclamando que justamente de eso se trata : « de la tirania de lo vulgar ! ». Oso respondiendo que a cualquiera le gustaría admitir su vulgaridad en una pieza repleta de putas. Charles sugiriendo que solo si fuese un gran pene lo admitiría, pues los penes no tienen remordimientos y van derecho al hoyo del asunto. Oso preguntando si lo que quizo insinuar es que él solo tiene un pene por cerebro. Charles invitándonos a pasar y conocer a los invitados. Yo advirtiendo que muchos de ellos ya nos conocen dado los gritos que da Oso. Oso retirándose de la fiesta para ir a ver su programa símbolo de la cultura chilena « lleno de perritas ». Yo yendo al baño para perderlo de vista y abriendo mi cámara para recién entonces darme cuenta que no tenía peicula. Yo maldiciendo mis ganas de fumar shit cuando algo fuera de lo comun se presenta. Yo bailando en la fiesta de Charles mientras él se pierde en una de las innumerables piezas de su casa con dos chicas y otro chico y Oso se lanza con su auto por las calles de Paris.
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Un matin de la semaine dernière, en me rendant en bus sur mon lieu de travail, je cherche à connaître discrètement le titre du livre que cache anxieusement une petite brune au style gothique très soft se tenant à moins de 50 cm devant moi.
Les virages serrés l'obligent à s'accrocher plus fermement aux barres et j'entrevois la couverture : Dies Irae de Charles Bösersach.
Je ne connais pas.
Elle parcourt le texte des yeux, sans vraiment avancer dans sa lecture. Soudain, elle me remarque. Je lui souris machinalement (certains rajouteraient un peu bêtement) : son regard retombe et ses pommettes prennent une légère teinte rosée qui s'étend progressivement jusqu'aux oreilles.
A cet instant, je n'imagine pas que cela puisse être provoqué par la situation. Je tourne la tête quelques secondes et la surprend alors à m'observer. Je croise son regard et elle émet un petit rire nerveux en me disant doucement :
— C'est vrai que ce n'est pas trop l'endroit pour lire ça, mais c'est juste par curiosité, c'est un ami qui me l'a prêté...
Ben voyons ! :-) Je comprends donc un peu mieux maintenant - bien que j'ignore complètement le contenu du livre.
— Ah ? vous parlez de votre livre ? je ne le connais pas. Mais pourquoi l'endroit ne convient pas ?
Son oreille gauche vire alors carrément à l'écarlate. C'était la question stupide à ne pas poser. Elle bafouille quelque chose que je n'entends pas et enchaîne soudain sur ses études etc... sans me laisser le temps de répondre. Puis arrive enfin l'arrêt qui la délivre de la situation - heureusement qu'il n'y avait pas les embouteillages du reste de l'année...
En arrivant au bureau, je jette un coup d'oeil au livre en question sur le net : la fiche est éloquente. Quelques extraits et textes de Bösersach sur Le Magazine de l'Homme moderne. Attention, âmes sensibles d'abstenir ! :-)
En tout cas, on ne m'y reprendra plus... Mais oui, Katsandrya, c'est promis :p
En écoute actuellement : Björk - Come to me.
publié par littlegeek on dans: Histoires & autres

Interview chez Cookie Léo, novembre 2006.
9 mars : reçu le recueil de textes In my room paru aux éditions Arte, collection l'éclose...

FESTIVAL TEMPS D'IMAGES
30 septembre - 9 octobre 2005
à la ferme du buisson, Marne-la-Vallée

IN MY ROOM – CHAMBRES DE LECTURE
AGNÈS DE CAYEUX

In my Room est une chambre de lecture du Web.
Vous y êtes invité, vous y êtes même attendu, vous et votre webcam. Dans cette chambre, vous croiserez l’autre, l’internaute. Et l’une des sept femmes d’In my Room.
La rencontre sur le réseau est réelle : ces femmes s’autofilment dans une pièce donnée à une heure fixée.
Cette rencontre on line est le prétexte d’un rendez-vous off line, avec vous, physiquement présent. Dans un univers de Plexiglas, une femme reçoit une poignée de visiteurs et se filme en même temps. Retransmises derrière elle, les images de sa caméra conduisent les spectateurs à pénétrer son intimité jusqu’à toucher l’image qu’elle a d’elle-même.
Agnès de Cayeux envisage le réseau Internet pour ce qu’il est : une désignation de l’autre. De la simple relation établie par les envois d’e-mails à celle qui s’engage à travers ces (non)lieux de rencontre vidéo/chat, une écriture de l’intime se construit hors de tout cadre social ou affectif connu.

Conception : Agnès de Cayeux

Son et musique : Olivier Chauvin
Textes : Charles Bösersach, Arnaud Cathrine,
Régis Clinquart, Chloé Delaume, Alexandre Gouzou,
Caroline Hazard et Guadalupe Nettel
Femmes invitées : Alexandra, Aurélie, Delphine,
Diane, Marie, Isabelle, Mélanie
Voix : Sarah Pratt
Développement informatique :
David Deraedt et Vincent Maitray (groupe.regart.net)
Captations vidéo différées et montage : Olivier Chauvin
Scénographie et lumière : Julien Boizard.

lu
me frappe, à chaque fois, cette identité de certaines notations avec ce que j'ai pu écrire dans le mien, de journal; mais chez bösersach en plus cru
l'importance du métro dans la vie d'un contemporain
DQ — 3 avril 2005

«Les effets n'ont peut-être pas toujours besoin d'une cause.»
Peut-être qu'on ne décide rien, qu'on ne choisit rien, que tout est fixé d'avance. On est en retard sur ce qui est déjà là. J'ai lu «Rachel» et «Dieu». Perfection absolue. Depuis, assise, j'oublie de me lever, debout, de m'asseoir. Parfaitement transparente et libre. Je ne sais plus si je suis vivante ou morte, dans cet espace-lieu vide, ouvert de tous côtés, s'étendant sans limités. Bercée par Chopin et par le murmure excité, silencieux, des obscénités conscientes, j'aurai voulu vous tenir la main. Entre vous et moi, l'écran de l'ordinateur. Mince cloison. Je vous entends marcher derrière.
Tendrement,
Nicole — mardi 18 janvier 2005